Essai MAZDA 3 2.0 SkyActiv-G M Hybrid 122 ch Sportline

Cédric Morançais, le 23/04/2019

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Pour définitivement tordre le cou à l’image des berlines compactes nipponnes trop fades, Mazda renouvèle son cœur de gamme, la 3. Avec, pour objectif, de concilier émotion et respect de l’environnement.

Ennuyeuses, les japonaises ?

Depuis quelques années, Mazda tente d’insuffler un peu de latinité à ses modèles. Avec sa nouvelle génération de compacte, les designers ont clairement joué cette carte avec un dessin élancé qui débute par un long capot et s’achève sur une poupe rebondie. Dans une catégorie où les dessins consensuels sont la norme, la Mazda 3 dénote. Plus surprenant, cette distinction se fait également à l’intérieur. La planche de bord affiche un dessin sportif mais ne sacrifie pas pour autant la qualité des matériaux et des assemblages. Dans ces deux domaines, elle est même la première compacte japonaise à se permettre de chatouiller les meilleures représentantes européennes. Même la présentation de l’écran multimédia a fait l’objet d’un soin particulier avec une dalle d’excellente qualité qui le recouvre. Seuls regret le concernant, sa taille rend parfois difficile la lecture de certaines informations.

Son charme, la Mazda 3 le fait payer à ses occupants et à leurs bagages. D’une part parce que le dessin du vitrage donne une impression de confinement aux passagers arrière et cause un important angle mort ¾ arrière, d’autre part parce que la malle, avec 358 l, est l’une des moins généreuses du segment.

Sur la base du 2.0 essence connu, notamment, du CX-3, Mazda a développé une variante à hybridation légère, par alterno-démarreur, inaugurée ici. La puissance et le couple progressent à peine, respectivement de 1 ch et 6 Nm, et s’atteignent toujours à des régimes très élevés. Dès les premiers kilomètres, on constate ainsi que ce bloc n’est pas l’atout majeur de cette auto. Les accélérations et les reprises sont d’autant plus laborieuses que la boite automatique, comptant six rapports, s’évertuent à passer le rapport supérieur le plus rapidement possible. Basculer en mode Sport atténue ce phénomène, mais la transmission devient alors assez brutale. En contrepartie, l’appétit de la mécanique s’avère mesuré : environ 6 l/100 km lors de notre essai, sans avoir cherché à « éco-conduire ».

Soyons clair, le moteur de la Mazda 3 n’est pas ridicule face à la plupart de ses rivaux, mais il ne permet pas de mettre en valeur le châssis qui lui, figure parmi les meilleurs. Equilibré, il pardonne toutes les fautes de conduite. Le mariage entre le train avant aiguisé et la direction précise permet même de s’amuser un peu sur les routes sinueuses. Et même si le confort s’avère un peu ferme, la Mazda n’a pas particulièrement à rougir à ce chapitre.

À retenir

Les plus

Châssis soigné, présentation digne des meilleures européennes, consommation

Les moins

Moteur sans nerf, coffre insuffisant pour 4

Note de la rédaction

14,3/20

Agrément de conduite : 13/20
Sécurité active et passive : 15/20
Confort et vie à bord : 14/20
Budget : 19/20
Fiche technique
MOTORISATION
Carrosserie
berline
Année
2019
Energie
hybride essence
Cylindrée
1998 cm3
Nombres de cylindres
4 cylindres
Disposition des cylindres
en ligne
Alimentation
Atmosphérique
Puissance
122 ch à 6000 tr/min
Couple
213 Nm à 4000 tr/min
TRANSMISSION
Roue motrices
aux roues avant
Boite de vitesse
automatique à 6 rapports
DIRECTION
Direction
crémaillère
Type
Electrique
Diamètre de braquage
10.6
FREINAGE
Freins avant
Disques ventilés (295 mm)
Freins arrière
Disques (265 mm)
SUSPENSIONS
Type de suspensions
Train AV
Train AR
DIMENSIONS
Longueur
446 cm
Largeur
180 cm
Hauteur
203 cm
Empattement
Poids à vide
1320 kg
Réservoir
Pneumatiques
PERFORMANCES
Vitesse maximale
197 km/h
0 à 100 km/h
10.8 s
CONSOMMATIONS
Consommation mixte
6.7l/100km
Émission de CO2
152 g/km
TARIF
Prix de base
24100 €
Prix du modèle essayé
30300 €

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