Quel vélo électrique acheter ?


Pascal Rops
12/08/2022

L’achat d’un vélo électrique n’est pas une mince affaire et dépend de l’usage que vous allez en faire, mais aussi de votre propre condition physique ! Faisons le point afin de vous donner toutes les clés pour choisir le vélo à assistance électrique le mieux adapté à votre utilisation.

Comment trouver le vélo électrique parfait pour son usage ?

Le cyclisme est idéal pour améliorer sa condition physique ou se promener le week-end, mais également pour réaliser ses trajets du quotidien. Et avant de pouvoir s’adonner au plaisir du cyclisme, il faut se poser les bonnes questions afin de savoir quel vélo électrique choisir. La réponse à cette question dépend de plusieurs facteurs, dont le prix. Il est bien sûr possible de financer un vélo électrique et de profiter d’aide à l’achat et ainsi réaliser son rêve de faire du vélo en toute simplicité. Il est toutefois recommandé de garder un œil sur son propre budget. En effet, un vélo « surdimensionné » ne procure pas automatiquement un plus grand plaisir de conduite. Le vélo doit plutôt être adapté à l’utilisation qui en est faite. Une personne qui débute et qui souhaite améliorer sa condition physique n’a pas besoin d’un VTT ultra-performant pour faire des courses par monts et par vaux. Dans ce cas, le vélo de randonnée polyvalent sera plus approprié.

Mais alors, quel vélo électrique choisir ? Pour répondre à cette question, vous devez tout d’abord savoir :

  • si vous allez rouler principalement avec votre vélo électrique sur de courtes distances en ville, pour faire vos courses ;
  • combien de kilomètres vous allez parcourir avec une seule charge de batterie ;
  • si vous allez également faire des randonnées plus longues avec votre vélo électrique ;
  • si vous envisagez de vous rendre au travail avec votre vélo électrique ;
  • si vous souhaitez avoir un usage sportif avec votre vélo à assistance électrique.

D’autres petites problématiques pourront également vous aider dans votre choix, notamment l’endroit où garer votre vélo électrique, et si vous avez besoin de le transporter au sous-sol ou même à l’étage. Dans ce cas, vous devrez donc privilégier le poids et choisir un vélo léger, voire pliant.

Un vélo électrique pour la ville

Si vous avez l’âme d’un navetteur et que vous souhaitez combiner vélo électrique et transports publics, un vélo pliant ou léger sera parfaitement adapté. L’avantage non négligeable d’un vélo pliant, comme son nom l’indique, est qu’il peut être replié et donc plus facile à transporter. Une fois plié, le vélo peut être emporté dans le bus, le train ou presque n’importe quel coffre. Les vélos pliants modernes sont beaucoup plus maniables et faciles à conduire qu’auparavant, mais la présence de petites roues (entre 16 et 20 pouces généralement) ne permet pas de réaliser de longue distance sans s’essouffler. Par ailleurs les vélos électriques étant plus lourds que leurs homologues classiques, un pliant pèsera rarement moins de 16 kg (15,6 kg avec l’ensemble de batterie pour le Brompton Electric P Line).

Pour réaliser les trajets quotidiens en ville, si le confort et la praticité sont les priorités et que vos ambitions sportives jouent un rôle secondaire, un vélo de ville sera à privilégier. Le prix accessible, l’entrée basse et pratique, le guidon surélevé et une position assise droite et confortable sont des atouts qui retiendront votre attention. Cela le rend idéal pour toutes les personnes qui souhaitent utiliser leur vélo comme véhicule de tous les jours à proximité de leur domicile, où les chemins sont en grande partie pavés et où il n’y a pratiquement pas de pentes raides.

Un vélo électrique pour la randonnée

Si vous êtes plus sportif et que vous devez affronter des chemins comme des routes bitumées, le vélo de trekking est fait pour vous. Il dispose généralement de plus d’équipements et de composants de meilleure qualité. Le cadre n’est pas aussi ouvert qu’un vélo de ville, mais il offre plus de stabilité, surtout à des vitesses plus élevées et sur des chemins moins roulants. Plus polyvalent avec ses équipements complets (lumière, garde-boue, etc.), il fait également bonne figure en dehors de la ville. Les vélos de trekking sont idéaux pour les personnes ayant des exigences et des profils de conduite très variés, des courses quotidiennes en ville aux randonnées à vélo de plusieurs jours. Avec un porte-bagages et un changement de vitesse amélioré, il est également conçu de manière optimale pour les longues distances, même les paysages montagneux.

Un vélo électrique pour le tout-terrain

Le VTT est le spécialiste du tout-terrain. Il est conçu pour les aventuriers parmi les cyclistes : plus le terrain est accidenté et les pentes élevées, mieux c’est. Pour des raisons de poids et de maniabilité, les porte-bagages, les garde-boue ou les feux ne sont généralement pas présents. Les VTT sont généralement équipés de dérailleur, car vous devez changer de vitesse même sous des charges élevées lors de la montée. Des pneus plus larges avec un profil plus agressif offrent motricité et stabilité. Avec une bonne motorisation, Les VTT vous emmèneront partout, vous permettant même de franchir des montées jusqu’alors infranchissables avec un VTT musculaire.

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En revanche, le VTT est moins polyvalent que ses homologues. Les pneus larges et la transmission ne permettent pas de rouler à bonne allure sur le bitume. En outre, le poids généralement plus élevé n’en fait le vélo idéal pour le transporter dans les escaliers ou emprunter les transports en commun. Signalons que sur un hardtail, seule la roue avant est suspendue, alors que sur un full, la roue avant et la roue arrière sont suspendues.

Un vélo électrique pour les longues distances

Pour réaliser de longues distances, rien ne vaut un vélo qui permet d’avoir une position engagée sur le vélo. Dans ce cas, un vélo de course est parfaitement adapté. Il dispose d’un équipement sportif avec lequel on peut atteindre des vitesses élevées sur des routes. Un poids léger, un guidon bas, des pédales automatiques, des changements de vitesse spécifiques et des pneus très étroits au profil minimal permettent d’obtenir une transmission de puissance idéale et d’un aérodynamisme optimal. Les vélos de course électriques d’entrée de gamme ont généralement des cadres en aluminium. Cela devient plus cher avec les cadres en carbone particulièrement légers et rigides. En montant en gamme, vous bénéficierez d’autres pièces en carbone qui seront donc particulièrement légères.

Si vous ne souhaitez pas vous cantonner aux routes parfaitement bitumées, un vélo de course sera à bannir. Ses pneus, par exemple, seront trop fragiles pour faire face aux bosses et autres cailloux présents sur les chemins. Dans ce cas, orientez-vous vers un Gravel. Basé sur un cadre de vélo de route, il offre les mêmes atouts sportifs qu’un vélo de route, mais bénéficie de roues renforcées et de pneus de plus forte section et dotés de crampons. Ainsi paré, vous pourrez emprunter les chemins, les sentiers forestiers et réaliser de longues distances sur route. En bref, il rassemble les atouts de franchissement d’un VTT tout en étant presque aussi roulant qu’un vélo de course. Notons par ailleurs qu’un Gravel est particulièrement adapté pour réaliser des séjours en Bikepacking. Dans ce cas, le Gravel est doté de différentes sacoches qui peuvent accueillir vos affaires, une tente et tout le nécessaire pour être en parfaite autonomie lors de votre voyage.

Un vélo électrique pour le transport

Les vélos cargo sont les poids lourds des vélos. Ceux-ci servent à transporter diverses marchandises ou même de jeunes enfants. En raison de leur poids et de leur construction robuste, et grâce à l’arrivée de l’assistance électrique, ils séduisent de plus en plus. Déclinés en différents modèles, à 2, 3 voire 4 roues, ces vélos électriques sont assez encombrants. La version deux roues est certainement la plus adaptée à la ville. Aussi étroit qu’un vélo classique, il s’allonge afin d’accueillir des colis ou des passagers à l’arrière ou à l’avant. Le cargo à 3 roues est en revanche plus large, et donc moins maniable, mais présente une zone de chargement qui peut se situer entre les deux roues avant ou les deux roues arrière. Ce modèle est idéal pour placer de lourds colis ou plusieurs enfants, sans avoir à batailler avec l’équilibre de l’ensemble.

Le cas Speedbike

Les Speedbike ne sont pas officiellement considérés comme des vélos, mais sont classés parmi les cyclomoteurs (catégorie L1e). En effet, l’assistance moteur n’est pas limitée à 25 km/h, puisqu’elle va jusqu’à une vitesse de 45 km/h, grâce à un moteur qui a une puissance maximale de 500 watts. Autre point important, pour rouler, ces vélos électriques nécessitent d’être immatriculés et assurés, tout comme un cyclomoteur. Autre contrainte, le cycliste doit être âgé d’au moins 14 ans, être titulaire du permis A, B ou AM (ex-BSR) et doit porter un casque homologué ECE2205 ainsi que des gants, eux aussi homologués. Tout manquement à l’une de ces règles peut conduire à une contravention. Enfin, du fait qu’il appartient à la catégorie L1e, un Speedbike ne peut emprunter les pistes cyclables. Par conséquent, vous devrez évoluer sur la route.

Heureusement, les Speedbikes ne présentent pas que des désavantages. Ce type de vélo permettra par exemple de réaliser de grands trajets rapidement, et cela dans le plus grand confort. En effet, les Speedbilke sont dotés de composants haut de gamme qui offrent sécurité et confort. Plusieurs grands fabricants de vélos tels que Cannondale, Haibike, Moustache ou encore Trek disposent d’un ou plusieurs modèles à leur gamme et dont les prix varient entre 3 500 € à 7 000 €. Signalons que ces vélos, bien que électriques, ne sont pas éligibles aux subventions d’aides à l’achat.

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Quelle motorisation choisir ?

Tout comme pour une voiture, vous aurez le choix entre différentes marques de moteur et différents types de motorisations pour votre VAE.
Après avoir décidé de quel type de vélo électrique vous avez besoin, il faudra maintenant lui choisir le moteur le mieux adapté.

Il existe 3 types d’entraînement : moteur moyeu dans la roue avant, moteur moyeu dans la roue arrière et moteur central.

Les moteurs à moyeu à roue avant sont de plus en plus rares, car ils présentent plus d’inconvénients que d’atouts. Le poids plus important de la roue avant joue sur la maniabilité de l’ensemble et lorsque l’assistance s’active, on peut être vite surpris par le comportement du vélo, notamment dans les virages…

Les moteurs à moyeu dans la roue arrière sont très répandus. On les trouve généralement sur les VAE d’entrée de gamme ou sur les vélos électriques urbains. Ce type de motorisation se veut plus nerveux, sécurisant tout en étant simple à utiliser. Notons par ailleurs que le moteur à moyeu dans la roue arrière permet de continuer à pédaler de façon naturelle, même sans batterie.

Les moteurs centraux sont quant à eux plus pointus. L’expérience de conduite sera améliorée, avec une assistance plus progressive et un couple moteur plus important. De plus, avec un moteur positionné bas et au centre du vélo, l’ensemble est mieux équilibré. Lorsque vous prenez un virage, freinez ou montez une côte, ce type de motorisation devient donc indispensable. C’est d’ailleurs pour cette raison que les VTT sont uniquement équipés de ce type de motorisation. Côté marque, en plus de Bosch, vous aurez le choix entre des moteurs Shimano, Brose, Bafang et Yamaha qui restent des référence.

Quelle autonomie choisir ?

Le choix d’un moteur provenant d’une grande marque est un gage de qualité et de sérénité… Et il est vrai que seules des batteries de très bonne qualité vous permettront de réaliser de longs trajets sans peine au quotidien. La majorité des batteries installées sur les VAE sont suffisantes pour réaliser un trajet hebdomadaire afin de se rendre au travail ou faire quelques longues balades. Dans la plupart des cas, 100 km peuvent être parcourus avec une seule charge de batterie, largement suffisant pour du vélotaf. Bien sûr, cela varie en fonction des facteurs environnementaux.

Si vous réalisez de plus longues distances, vous pouvez opter pour des batteries de plus grandes capacités ou pour l’ajout d’une seconde batterie. Celle-ci peut parfois prendre place sur le cadre du vélo, à la place du porte-bidon. Si ce n’est pas le cas, optez pour un modèle plus compact et placez-le dans votre sac à dos. Signalons également que de nombreuses stations de montagne proposent pour les VAE des points de recharge afin de faire le plein de sa batterie pendant la pause du déjeuner.

Mais lorsque vous allez choisir un vélo électrique, vous verrez avant tout la puissance délivrée par la batterie. Pour y voir plus clair, sachez que plus la capacité en wattheures (Wh) est élevée, plus l’autonomie sera importante. Les batteries lithium-ion qui sont aujourd’hui principalement utilisées ont une capacité de stockage d’énergie élevée et offrent entre 400 à 500 Wh, voire 650 Wh. Selon le constructeur, l’autonomie de la batterie du vélo électrique est généralement comprise entre 130 et 200 km. Mais ces chiffres doivent être interprétés avec prudence. En plus de la capacité de la batterie, il existe un certain nombre de facteurs supplémentaires qui peuvent influencer l’autonomie du vélo électrique. Par exemple, plus vous exigez de votre batterie, plus son autonomie diminuera. En d’autres termes, si vous roulez régulièrement avec un niveau d’assistance élevé, une autonomie de 200 km sera impossible à atteindre.

Pensez ainsi à utiliser au maximum le mode « Eco » plutôt que le mode « Turbo » afin d’économiser la batterie de votre VAE. La vitesse à laquelle vous conduisez joue également un rôle important. Un rapport de démultiplication plus élevé et la résistance au pédalage plus élevée associée nécessitent plus d’énergie. Une fréquence de pédalage de 60 à 80 tours par minute est idéale pour économiser de l’électricité.

Et si malgré tout ce choix, vous n’arrivez pas à vous séparer de votre vélo classique mais que vous souhaitez lui redonner un peu de performance et d’agrément, il ne vous reste plus qu’à transformer votre vélo musculaire en électrique.

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