Quelle voiture électrique familiale choisir en 2022 ?


Cédric Morançais
05/09/2022

Lorsqu’elles reposent sur une plateforme spécifique, permettant, notamment, l’implantation de la batterie sous l’habitacle, les voitures électriques se montrent, généralement, plus habitables qu’un véhicule thermique de même gabarit. Voilà pour la théorie car, en pratique, les différences peuvent être conséquentes. Nous avons donc sélectionné 20 de ces modèles électriques spacieuses capables de transporter, dans les meilleures conditions, votre famille.

Audi Q4 e-tron – à partir de 50 900 €.

Au fil des mois, Audi développe, tout comme ses concurrents, sa palette de modèles électriques. Après l’e-tron et l’e-tron GT, le Q4 e-tron, dont le gabarit est équivalent à celui du Q3, est le troisième du genre. Si son dessin apparait plutôt classique, il gagne en originalité dans sa variante Sportback. Mais il faudra alors s’alléger de 2 000 € supplémentaires et composé avec une garde au toit aux places arrière légèrement inférieure. Voir l’essai AUDI Q4 50 e-tron quattro

BMW iX – à partir de 86 450 €.

L’équivalent électrique du X5 mesure près de 5 mètres de long. Avec un tel gabarit, l’espace ne manque évidemment pas à bord. Mais force est de constater que, sur ce point, le munichois se montre plus généreux que son principal rival, l’Audi e-tron. Malheureusement, à ce niveau de gamme et de puissance (les trois versions développent, respectivement, 326, 523 et 619 ch), seule une poignée de privilégiés est concernée. Voir l’essai BMW iX xDrive50

BMW i7 – à partir de 139 900 €.

La nouvelle génération de Série 7 n’est, dans un premier temps du moins, disponible qu’en version électrique. Sous son long capot, on trouve un bloc offrant pas moins de 544 ch. Contrairement aux précédentes générations, ce nouvel opus n’est disponible qu’en une seule longueur. Avec ses 5,39 m de long, celle-ci réserve néanmoins un espace royal à tous ses occupants, y compris si ceux-ci mesurent plus d’1m90. Mais, là encore, la facture est bien trop salée pour le commun des mortels.

Citroën ë-C4 X – tarifs non communiqués.

Déjà originale dans sa livrée standard, la compacte du double chevron devient carrément décalée dans sa déclinaison X. Elle est ainsi le seul crossover tricorps actuellement commercialisé sur le marché européen. Au-delà de son esthétique, cette Citroën vaut également par son grand sens de l’accueil. On s’y installe sans peine à 4 adultes et on y profite alors d’un confort sans égal à ce niveau de gamme. Seuls hics, une puissance (136 ch) et une capacité de batterie (50 kWh) limitées.

Cupra Born – à partir de 44 500 €.

Comme sa cousine, la Volkswagen ID.3, la première Cupra 100 % électrique repose sur la plateforme MEB. Uniquement destinée à la motorisation zéro émission, cette base permet aux modèles qui l’utilisent d’afficher un exceptionnel rapport/encombrement habitabilité. Ainsi, la Born est plus courte qu’une Seat Leon mais offre autant d’espace que le grand SUV Tarraco. Grâce au bonus de 6 000 €, accordé sur toutes les électriques facturées moins de 47 000 € et livrées au plus tard le 31 décembre 2022, elle s’affiche sous la barre des 40 000 €. Voir l’essai Cupra Born 204 ch

Ford Mustang Mach-e – à partir de 60 700 €.

Jusqu’à présent, Mustang rimait avec coupé ou cabriolet pour égoïstes. Comprenez par-là que les places arrière, qui avaient au moins le mérite d’exister, n’étaient destinées qu’aux enfants les plus jeunes. En se convertissant à l’électricité, la mythique américaine s’est mue en un SUV aux lignes sportives. A l’intérieur, malgré une ligne de toit plongeante, la place ne manque ainsi pas, y compris en matière de garde au toit. Voir l’essai FORD Mustang Mach-e AWD 351 ch

Hyundai Ioniq 5 – à partir de 46 500 €.

Ne vous fiez pas aux apparences : cette coréenne aux lignes néo-rétro n’est pas aussi compacte qu’elle en a l’air. En effet, avec 4,64 m de long, elle est aussi encombrante que le Tucson. L’habitacle est, lui, bien plus généreux que celui du SUV. Et il regorge d’astuces dédiées au bien-être de ses passagers : plancher plat, sièges avant inclinables avec repose-jambes (idéal pour une petite sieste lors d’un long trajet)… Déjà forte de 170 ch, la version de base, avec sa batterie de 58 kWh, est éligible au bonus maximal. Voir l’essai Hyundai Ioniq 5 (306 ch)

A lire aussi :   Kodak va produire des batteries solides pour les véhicules électriques

Kia e-Soul – à partir de 39 990 €.

A l’heure du choix, on ne pense pas forcément à ce petit SUV aux allures de fourgon blindé. Mais l’e-Soul se montre toujours à la pointe en matière de motorisation. Dans un gabarit aussi compact, il est ainsi l’un des rares modèles à pouvoir prétendre effectuer 400 km sans arrêt recharge. Pour cela, il faut toutefois opter pour l’une des versions dotées de la batterie de 64 kWh. Le prix de base grimpe alors à 45 690 € minimum, avant déduction du bonus écologique. Voir l’essai KIA e-Soul 204 ch e-Premium

Kia EV6 – à partir de 47 990 €.

Si cette étrange Kia a reçu le très convoité « prix de Voiture de l’année 2022 », c’est en partie dû à la générosité de son espace intérieur. Même si les deux autos ne partagent aucune pièce visible, l’EV6 reprend la même plateforme que la Hyundai Ioniq 5. On retrouve donc ici le plancher parfaitement plat. En revanche, Kia n’a pas jugé nécessaire de reprendre le système de sièges avant intégrant des repose-jambes. De 170 à 585 ch, à deux ou 4 roues motrices, l’EV6 offre une multitude de variantes. Voir l’essai KIA EV6 239 kW (325 ch)

Mercedes EQC – à partir de 82 650 €.

Dire que l’EQC est un succès commercial serait mentir ouvertement. Il faut dire que ses lignes massives et son autonomie limitée (difficile de dépasser les 300 km en ville et les 200 km sur autoroute) ne plaident pas en sa faveur. En revanche, une fois installé à bord, l’impression d’être surclassé domine. L’ambiance est apaisante et les plus grands y seront à leur aise, même s’ils s’installent sur la banquette. Comme le dit la pub’, avant d’être une électrique, c’est une Mercedes. Voir l’essai Mercedes EQC 400 4Matic AMG Line

Mercedes EQS – à partir de 128 850 €.

En matière de limousine électrique, Mercedes a une longueur d’avance sur BMW, dont l’i7 ne sera livrable que cet automne. Contrairement à son rival de Munich, le constructeur de Stuttgart a fait le choix d’un modèle complètement distinct de son porte-drapeau, la Classe S. Le dessin est futuriste, à l’extérieur comme à l’intérieur avec, sur certaines versions, trois écrans haute définition qui recouvrent presque entièrement la planche de bord. Sous le capot, les puissances débutent à 333 ch et grimpent, sur la version AMG, jusqu’à 658 ch. Voir l’essai MERCEDES EQS 450+

Nissan Ariya – à partir de 47 300 €.

Avec près d’une année de retard sur le calendrier initial, le premier crossover électrique de Nissan a enfin investi les concessions. Techniquement, il s’agit d’un clone quasi-parfait de la Renault Mégane E-Tech. Mais son gabarit plus important (4,60 m de long pour 1,85 m de large) lui permet d’offrir plus d’espace à bord. La différence est même plus que notable avec son frère, le Qashqai, plus court de 17 centimètres seulement. Nissan vise toutefois, à notre sens, un peu trop haut en matière de tarifs.

Porsche Taycan Sport Turismo – à partir de 92 015 €.

Qu’elle soit thermique, hybride ou électrique, une Porsche se doit de proposer de multiples variantes. En la matière, la Taycan égale la reine 911 avec trois types de carrosserie différents : berline, crossover Cross Turismo ou break Sport Turismo. C’est ce dernier qui offre les capacités familiales les plus poussés. Et puisque l’on parle de poussée, impossible de ne pas évoquer les 5 motorisations disponibles : ‘’base’’ de 408 ch, 4S de 530 ch, GTS de 598 ch, Turbo de 680 ch et Turbo S de 761 ch. Voir l’essai Porsche Taycan 4S Sport Turismo

A lire aussi :   Nouveau SUV Mercedes-Benz EQS

Renault Mégane E-Tech – à partir de 37 200 €.

Pour une berline compacte, la Mégane électrique offre un espace habitable honorable, sans plus. Mais si l’on prend en compte qu’elle ne mesure que 4,21 m, soit moins que la plupart des SUV citadins, le ratio devient alors franchement intéressant. Si le prix de base apparait attractif, il oblige toutefois à se satisfaire d’une autonomie très limitée hors des villes, à cause d’une batterie de seulement 40 kWh. Pour un minimum de polyvalence, mieux vaut opter pour la batterie de 60 kWh, plus chère de 3 000 €.

Skoda Enyaq iV – à partir de 43 840 €.

Bien que sa gamme ait récemment été réduite, ce cousin des Audi Q4 e-tron et Volkswagen ID.4 en offre encore pour tous les goûts. Déjà disponible en 180 ou 204 ch en version deux roues motrices ou en 265 ch avec la transmission intégrale, il intègrera prochainement une variante RS de 299 ch. Celle-ci existe déjà sur son dérivé coupé, mais ce dernier perd quelques centimètres en garde au toit aux places arrière, ce qui pénalise les adultes qui voudraient s’installer sur la banquette. Voir l’essai SKODA ENYAQ iV

Tesla Model 3 – à partir de 53 490 €.

En l’espace de quelques années, le constructeur californien s’est forgé une réputation si solide qu’il est aujourd’hui considéré comme l’une des références en matière de voiture électrique. Dans ses 4,69 m de long, la Model 3, conçue, comme toute la gamme de la marque, à partir d’une feuille blanche, promet autant, voire plus, d’espace que des autos affichant 20 à 30 centimètres de plus. Dommage que, grisé par le succès, Tesla ait aussi fortement augmenté les prix. Voir l’essai TESLA Model 3 Grande Autonomie

Tesla Model Y – à partir de 49 990 €.

Les mystères du marketing font que le SUV familial de Tesla est désormais plus accessible que la Model 3, berline dont il dérive. Il possède pourtant un atout majeur par rapport à cette dernière : sa troisième rangée de sièges, indispensable pour emmener le petit dernier et sa bande de copains au match de foot du samedi. Comme toutes les Tesla, le Model Y affiche une efficience de très bon niveau, ce qui lui permet de parcourir, selon les versions, de 400 à 500 km en usage mixte et sans avoir besoin de recharger. Voir l’essai TESLA MODEL Y Grande Autonomie

Toyota bZ4X – à partir de 46 900 €.

Si, sur de nombreux points, le premier SUV Toyota 100 % électrique ne brille pas face à une concurrence très agressive, il peut toutefois se targuer d’une habitabilité généreuse, tant à l’avant qu’à l’arrière. Cerise sur le gâteau, les suspensions se montrent très tolérantes. Disponible en traction ou en 4×4, le bZ4X est, dans ce dernier cas, légèrement plus puissant (217 contre 204 ch). Toyota profite de la rentrée pour livrer les premiers exemplaires, de façon à ce que les acheteurs puissent profiter du bonus de 6 000 €.

Volkswagen ID.3 – à partir de 44 990 €.

Choisir la Volkswagen ID.3 plutôt que la Cupra Born, ou inversement, c’est presque uniquement une question d’esthétique. Techniquement, les deux autos sont identiques même si, étrangement, l’allemande ne propose qu’un seul moteur, développant 204 ch. Hiérarchie oblige, l’ID.3 est également un peu plus coûteuse que sa cousine, mais cette différence sera récupérée au moment de la revente. Cette Volkswagen ne pêche que par sa présentation intérieure, plus cheap que celle de la Cupra. Voir l’essai Volkswagen ID.3 58 kWh

Volkswagen ID.4 – à partir de 43 000 €.

Comme ses clones Audi Q4 e-tron et Skoda Enyaq iV, ce SUV compact se décliné en version coupé, l’ID.5. Celle-ci perd toutefois quelques points en matière de garde au toit aux places arrière, à cause de son pavillon plus incliné dans sa partie arrière. Contrairement à l’ID.3, l’ID.4 est proposé en de multiples versions, avec cinq niveaux de puissance, allant de 148 à 299 ch, et deux batteries aux capacités différentes : 52 kWh et 77 kWh. Voir l’essai VOLKSWAGEN ID4 GTX

Poster un commentaire